Écrire un bon roman

Lorsque nous travaillons sur un manuscrit de roman, nous espérons en tirer un bon livre, cela va de soi. On s’entendra sur le fait qu’il n’existe pas de recette miracle pour y parvenir, cependant certaines considérations sont à ne pas négliger.

Il faut garder en tête que d’écrire un roman c’est bien plus que de simplement raconter une histoire, sans quoi on ne se casserait pas la tête et il suffirait de s’en tenir au strict résumé des événements.

Fil conducteur du récit

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le fil conducteur du récit est parfois négligé. Le protagoniste doit se distinguer des autres, et le lecteur doit prendre connaissance assez tôt de la volonté de ce dernier ainsi que de l’objectif qu’il souhaite atteindre. De cette manière, tout au long du récit, le lecteur sera à même de mesurer le progrès ou la régression du sujet dans l’accomplissement de sa quête et c’est la logique de cette dernière, au fil des diverses péripéties, qui maintiendra son intérêt. Quant aux autres personnages, il faut jouer de leur influence positive ou négative en regard de l’action afin de créer certaines tensions qui tiendront le lecteur en haleine. Bref, la dynamique du récit doit être efficace.

Cohérence et la pertinence de l’histoire

Le déroulement de l’histoire doit être tout aussi clair et pertinent : on peut opter pour un récit chronologique ou non, mais si l’on choisit de ne pas respecter la ligne du temps, il faut avoir des motifs de le faire; on ne brouille pas les repères temporels pour le simple plaisir de compliquer les choses, car alors c’est la compréhension du lecteur qui risque d’en être affectée. Dans le même ordre d’idées, on veillera à la pertinence de chacune de scènes afin d’éviter les anecdotes qui, en fin de compte, ne mènent nulle part et ne participent pas à l’avancement de la quête du personnage; celles-ci, si elles sont trop nombreuses, risquent de faire en sorte que le lecteur soit tenté de sauter des paragraphes, voire des pages entières, ou même d’abandonner sa lecture si le récit lui semble être décousu.

Personnages et dialogues

Afin de rendre les personnages intéressants, crédibles, et même attachants, leur personnalité doit être étoffée. Il faut faire état de leur complexité psychologique et éviter, surtout, qu’ils ne paraissent unidimensionnels sans quoi ils auront l’air de banals personnages en carton. Dans le même ordre d’idées, les dialogues ont intérêt à être efficaces et faire avancer l’action ou, à tout le moins, permettre de mieux saisir les enjeux, la psychologie des personnages, leur relation ou la dynamique de l’action.

Décor et atmosphères 

Le décor est une chose, l’atmosphère en est une autre. Bien que les deux forment souvent la paire, il vaut mieux ne pas les confondre. Le décor se limite à la description visuelle des lieux, l’atmosphère évoque plutôt le sentiment qui s’en dégage, l’état d’esprit dans lequel le premier nous plonge. Ces deux éléments doivent être considérés comme des parts importantes du récit, car ils font non seulement état du milieu de vie des personnages, mais peuvent aussi permettre de saisir leur état d’âme.

Style littéraire et rythme narratif

Il faut avoir conscience du rythme de lecture imposé par la prose. Une lecture à voix haute en fournit un bon aperçu. On parvient à rendre le rythme signifiant et harmonieux non seulement par l’usage d’une judicieuse ponctuation, mais aussi par le choix du vocabulaire, les diverses tournures de phrases et un bon dosage entre les séquences narratives, descriptives et dialogales.

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