Si c’est la première fois que vous écrivez un roman, il se peut que vous redoutiez de reproduire sans le savoir les erreurs les plus courantes commises par les auteurs débutants. En voici quelques-unes que l’on constate très souvent et qu’il vaut mieux éviter de reproduire si vous souhaitez que votre manuscrit plaise aux éditeurs ainsi qu’à vos éventuels lecteurs.

1-Manuscrit à l’état de premier jet

Si vous ne le saviez pas déjà, autant vous le dire tout de suite ; écrire, c’est savoir réécrire. En effet, il ne suffit pas d’avoir terminé d’écrire l’histoire que vous aviez en tête pour être déjà prêt à soumettre votre manuscrit aux éditeurs. Cet empressement pourrait vous valoir une avalanche de lettres de refus.

Pour que votre manuscrit parvienne à se distinguer des autres, parmi les centaines, voire les milliers que reçoivent annuellement les éditeurs, il faut vous appliquer à astiquer le texte jusqu’à le faire briller. Il convient d’en peaufiner le détail avec la même patience et la même minutie qu’un orfèvre travaillant la matière d’un bijou. Un manuscrit brut, qui n’aurait pas été suffisamment retravaillé par son auteur, risque de laisser entendre que ce dernier ne possède pas l’étoffe d’un véritable écrivain.

Lire aussi à ce sujet : L’art de la réécriture en 4 étapes

2-Phrases trop longues et alambiquées

Ce défaut de manuscrit est souvent l’apanage des textes qui n’ont pas été suffisamment réécrits. Si les premières relectures de manuscrit se concentrent généralement sur la structure du récit, le fil conducteur de l’intrigue et le déploiement de l’action, il importe de repasser ensuite sur le texte, autant de fois qu’il le faudra, afin d’en peaufiner ensuite la forme.

Les phrases trop longues — surtout si elles ne sont pas bien ponctuées — risquent de désintéresser le lecteur. Rien de plus décourageant que de devoir relire deux fois une même phrase pour être capable d’en saisir le sens.

Faites par ailleurs attention aux anacoluthes, lesquelles peuvent ruiner la compréhension du texte et, dans le cas où elles sont abondantes, risquent de conférer au manuscrit des allures bancales.

3-Trop d’adjectifs et d’adverbes

La surabondance d’adjectifs et d’adverbes est un piège dans lequel il ne faut pas tomber. On tirera la conclusion que l’auteur, ne sachant pas créer les ambiances ou susciter les émotions nécessaires à son histoire, s’en remet à des artifices pour les reproduire de manière factice.

Il faut voir les adjectifs et les adverbes comme le crémage sur le gâteau, c’est-à-dire qu’ils doivent servir à bonifier un texte déjà bien consistant et non pas à suppléer ses manques.

4-Caractérisation sommaire et atmosphères peu développées

Une histoire bien ficelée se doit d’être, de toute évidence, la caractéristique première d’un roman cohérent et pertinent. Toutefois, il ne faudrait pas miser sur ces seuls atouts pour rendre la lecture agréable.

Quand vous écrivez un roman, voyez la chose comme si vous receviez des invités pour un souper ; leur servir un filet mignon leur fera certainement plaisir, cependant voyez à accompagner le tout de quelques à-côtés qui sauront mettre celui-ci en valeur. Car un filet mignon, tout seul au centre d’une assiette, ne saurait pas être attrayant. Pensez par ailleurs à dresser la table de manière à créer une ambiance propice à la dégustation. C’est l’ensemble de la présentation qui créera chez vos convives une forte impression. Ne manquez pas de démontrer vos qualités d’hôtes !

Écrire un roman, c’est convier le lecteur dans un univers, une ambiance, c’est l’inviter à se laisser imprégner d’une histoire et savourer chacun de ses menus détails.

Lire aussi à ce sujet : Comment créer un personnage de roman?

5-Fin de roman précipitée

Il en faut, du temps, pour écrire un roman ! Des heures et des heures ! Si bien que l’auteur, parfois à bout de souffle, n’en peut plus et s’impatiente de franchir enfin la ligne d’arrivée. Découragé par la réécriture, il finit par négliger les dernières pages de son ouvrage afin d’en finir au plus vite avec ce roman qu’il a grande hâte de présenter enfin à ses lecteurs. Or cela est une grave erreur. C’est la note finale du récit qui restera le plus longtemps imprégnée dans l’esprit du lecteur. Une finale bâclée ne saurait faire autrement que de décevoir.

Ne négligez pas de perfectionner la fin de votre roman afin de laisser le lecteur sur une impression prégnante qui le réjouira et le conduira à en recommander chaudement la lecture aux gens de son entourage.

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Puisque vous envisagez de faire parvenir votre manuscrit aux éditeurs, la première chose à faire est de vous demander si votre texte est vraiment PRÊT à leur être soumis et, en second lieu, à quelles maisons d’édition il convient de vous adresser.

Si vous êtes trop pressé d’entreprendre vos démarches éditoriales, il est possible que vous commettiez des impairs et que vous nuisiez, ce faisant, à vos chances d’obtenir une réponse favorable.

Il importe par conséquent de prendre le temps de considérer les principales raisons pour lesquelles les éditeurs refusent des manuscrits afin de vous assurer, dans la mesure du possible, de les éviter.

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