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CINQ erreurs à ne pas commettre dans votre lettre adressée aux éditeurs

Après avoir achevé l’écriture de votre manuscrit, l’avoir beaucoup retravaillé et en avoir assuré la révision minutieuse, vous souhaitez faire parvenir celui-ci aux éditeurs. On recommande d’accompagner l’envoi d’une lettre de présentation ainsi que d’un synopsis. Il importe de bien ficeler cette lettre et ce synopsis afin de les rendre aussi efficaces que possible. Si le contenu peut varier quelque peu, il faut tout de même avoir conscience des principales erreurs à éviter.

1) Le narcissisme

Il vaudrait mieux éviter de parler un trop de vous-même et pas assez de votre ouvrage, car cela risque de faire entrevoir votre manuscrit comme un écrit trop personnel pour être considéré d’intérêt professionnel. Il n’est bien sûr pas interdit de faire état de votre source d’inspiration, mais soyons honnêtes; une lettre qui précise « je me suis inspiré de ma vie… » peut revêtir des allures quelque peu narcissiques qui ne seront pas sans déplaire. Si tout le monde peut écrire, tout le monde n’est pas écrivain, et l’on attend généralement de l’écrivain qu’il sache s’élever au-dessus de lui-même pour atteindre quelque chose d’universel ou, à tout le moins, d’intérêt public. Sachez mettre de l’avant ce qui préoccupe vraiment l’éditeur : la pertinence de ce manuscrit.

2) L’amertume

Mettez-vous dans la peau de l’éditeur qui prend connaissance de votre lettre; si votre discours est plein d’amertume en lien avec les difficultés que vous éprouvez à dénicher un éditeur, ce n’est certes pas là quelque chose qui le convaincra d’accorder de l’attention à votre manuscrit. Si vous avez déjà publié auparavant et cherchez à changer de maison d’édition, évitez de l’entretenir à propos de vos déboires éditoriaux avec de précédents éditeurs. Et surtout, ne soyez pas suppliant, n’adoptez pas un ton désespéré pour vous faire lire. L’éditeur n’est pas là pour vous faire la charité. Tout propos négatif, amer ou désespéré ne saurait que vous nuire.

3) L’autoglorification

Si vous présentez d’emblée votre manuscrit comme un futur best-seller, vous pouvez être certain d’une chose, et c’est que vous ferez bien rire l’éditeur. Il en a vu d’autres, tenez-vous-le pour dit. Si vous croyez l’impressionner avec des épithètes que vous vous attribuez à vous-même ou à votre texte, dites-vous bien que cela manque d’objectivité. Celui qui est en mesure d’estimer professionnellement la valeur de votre texte, c’est l’éditeur, alors laissez-le en juger par lui-même. Quant à déterminer si un texte sera éventuellement ou non un best-seller, il faut savoir que le succès d’un ouvrage relève de multiples facteurs qui créent une conjoncture favorable, et dont certains ne sont pas toujours prévisibles. Pas même par un éditeur. Alors à ce sujet un peu de modestie est de mise…

4) L’autosuffisance

Sachez que si vous avez déjà publié par le passé, sous forme d’autopublication ou de publication à compte d’auteur, cela n’aura probablement aucune incidence favorable sur l’intérêt que l’éditeur portera à votre manuscrit. Présenter son nouveau texte en vantant ses réalisations précédentes peut s’avérer un couteau à double tranchant; soyez prudent dans la manière de formuler les choses. C’est-à-dire que si vous avez toujours contrôlé chacun des aspects de la conception du livre, de la mise en page, de l’impression, de la publication, de la diffusion, de la distribution et de la promotion, etc. vous pourriez paraître autosuffisant; il faut admettre que cela ne laisse plus beaucoup de place à l’éditeur pour exercer son métier. Il pourrait bien supputer que vous risquez de ne pas lui laisser la latitude nécessaire à l’exercice de ses fonctions et que vous semblez, tout compte fait, vous débrouiller fort bien tout seul et n’avez pas vraiment besoin de ses services…

5) La feinte

Il importe de présenter le synopsis de votre roman avec exactitude. Si vous tentez de présenter les choses sous un angle particulier, en tentant d’appâter l’éditeur, en sachant pertinemment que cela fait voir l’ouvrage d’une manière qui ne correspond pas exactement à la réalité, c’est-à-dire sous un angle qui ne constitue pas l’essentiel du texte, admettez que vous utilisez un procédé que l’on pourrait qualifier de malhonnête. Allez donc droit au but, présentez les choses telles qu’elles sont, de manière conforme à la réalité, et surtout prenez soin de vérifier la ligne éditoriale de l’éditeur et de vous assurer que votre texte y correspond avant de lui faire parvenir votre manuscrit. Vous éviterez ainsi de perdre votre temps et de faire perdre celui de l’éditeur.

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