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L’art de RACONTER

Écrire un roman, ce n’est pas seulement faire état au lecteur de l’action qui se déroule. C’est cela, oui, bien sûr, mais plus encore ; c’est aussi et surtout savoir raconter les événements. Et la nuance est très importante.

Voyons ça un peu comme la cuisine ! Le fait de sortir tous les ingrédients pour concocter un gâteau et les laisser sur le comptoir ne procure pas un gâteau pour autant. C’est le savant amalgame des ingrédients qui fera toute la différence et rendra le tout savoureux.

Pour écrire un bon roman, il faut savoir lier les ingrédients entre eux et surtout bien les doser afin d’obtenir une saveur et une texture particulières. Savoir raconter, c’est un peu la même chose. Il faut garder en tête que d’écrire une histoire ce n’est pas expliquer au lecteur le « pourquoi du comment » de l’action qui se déroule (c.-à-d. livrer des informations), mais aussi, et surtout, mettre en scène les personnages et les événements (c.-à-d. en prenant soin de créer des ambiances).

Enchaîner les scènes

On ne s’en rend pas toujours compte, lors de l’écriture du premier jet, mais on peut avoir la fâcheuse habitude de débuter les chapitres à peu près toujours de la même manière.

Lorsque, par exemple, chaque chapitre — voire chaque scène — commence par un marqueur temporel (le lendemain, un jour plus tard, la semaine suivante, etc.), cet effet « liste d’épicerie », à force de répétition, apparaît quelque peu scolaire et devient vite ennuyant pour le lecteur.

Bien sûr, il n’y a pas de mal à utiliser de temps à autre ces marqueurs temporels, ou encore pour vous guider lors du processus d’écriture, question de vous repérer dans la chronologie, mais au moment d’entamer la réécriture pensez à revoir cette entrée en matière afin de minimiser son utilisation, la rendre plus subtile et fluide. Dites-vous que la mécanique du récit ne doit pas être trop apparente. Elle doit se faire oublier et idéalement passer presque inaperçue.

Entretenir le suspense

Les narrateurs trop pressés de livrer l’essentiel de leur récit sont ceux qui s’avèrent les moins captivants pour le lecteur. Retenez bien cela !

Un bon narrateur est celui qui sait faire durer le plaisir. Même s’il les connaît, il ne livre pas d’emblée toutes les informations ; il attend le meilleur moment pour les dévoiler afin de viser toujours le meilleur effet.

Bien narrer un récit, c’est savoir livrer les informations au compte-gouttes de sorte que l’imagination du lecteur puisse être stimulée et que son désir de découvrir la suite s’en trouve augmenté.

En tant qu’auteur, vous devez vous appliquer à concevoir l’écriture comme de longs préliminaires. Le lecteur aime pouvoir déguster sa lecture. Sachez lui mettre l’eau à la bouche, lui ouvrir l’appétit, puis le sustenter ensuite afin que son expérience de lecture s’avère un moment des plus agréables.

Créer les ambiances

Écrire une histoire, c’est en quelque sorte se livrer à un travail de mise en scène. Il importe de mettre en action des personnages bien caractérisés qui évolueront au centre d’un décor bien campé. Il ne faut par ailleurs pas négliger l’impact que peuvent avoir les ambiances qu’il importera de bien développer. Il peut se dégager du récit un climat général, mais le roman peut également être enrichi de différentes atmosphères selon les chapitres, les scènes et les lieux. Cette modulation contribuera à faire passer le lecteur par toute une gamme d’émotions plus prégnantes les unes que les autres.

C’est la plupart du temps lors de la réécriture que ces ambiances sont développées. Ne manquez donc pas de peaufiner cet aspect, car il contribue pour beaucoup au plaisir de la lecture.

Peaufiner les descriptions

Afin de développer ces ambiances, les descriptions (de personnages, de lieux, etc.) doivent faire partie de vos plus importantes préoccupations d’auteur. Repensez à notre analogie culinaire du début. Les ingrédients ont été mélangés, on a mis le gâteau au four, il est prêt ! Oui, mais… un joli crémage avec quelques petites décorations saura le rendre plus appétissant encore. C’est la petite touche finale, minutieuse, qui fait toute la différence.

Les descriptions permettent de créer un effet multidimensionnel au récit. Afin de rendre les scènes prégnantes, rien de mieux que de convier le lecteur à une expérience immersive au cœur du récit. Cela est réalisable grâce à la magie des descriptions en prenant soin d’avoir recours aux cinq sens. Accordez donc une attention toute particulière à cet aspect au moment de mettre la touche finale à votre récit.

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