Les bienfaits thérapeutiques de l’écriture

On l’entend souvent : écrire fait du bien à l’âme. Écrire peut également être éprouvant, ravageur, épuisant : c’est un travail personnel et sans compromis. C’est reconnu, mettre en mots nos émotions peut avoir un effet particulièrement bénéfique sur notre santé mentale, et même physique. Les auteurs en parlent souvent en entrevue, lançant des mots lourds de sens ici et là, parlant des bienfaits thérapeutiques de l’écriture, de combien c’est libérateur, combien on apprend à se connaître et à se comprendre en écrivant. Par contre, il peut être parfois difficile de cerner ce qui est véridique dans ce genre d’affirmation, car écrire est un processus unique à chacun. Il existe cependant certains aspects qui semblent rejoindre chaque écrivain dans le fait de poser sur papier ses pensées et ses émotions ainsi que celles de ses personnages.

Les bienfaits psychologiques de l’écriture

Écrire, que ce soit un journal intime, une nouvelle ou même un roman, a un effet libérateur qu’on ne peut nier. Que l’on se base sur ses expériences personnelles, que l’on écrive de l’autofiction ou que l’on crée de la pure fiction, il y a nécessairement un processus d’introspection qui a lieu, que ce soit au moment de l’écriture ou encore lors de la relecture.

Plusieurs choses se produisent quand on écrit. C’est un travail souvent long et complexe, qui demande beaucoup de don de soi et de vulnérabilité, mais dont le produit final peut à la fois venir augmenter la confiance en soi ainsi que le sentiment de fierté et du travail accompli. C’est entre autres pourquoi certains psychologues prônent la thérapie par l’écriture comme outils de bien-être psychologique. Bien sûr, on ne parle pas ici d’écrire un roman pour des fins de publication, car écrire à propos de soi nécessite, dans ce cas, de se poser quelques questions au préalable avant de se lancer. Il s’agit plutôt d’utiliser le pouvoir des mots pour améliorer sa santé mentale au quotidien.

Selon un article publié par le centre médical de l’Université de Rochester, le fait de tenir un journal intime pourrait avoir plusieurs effets bénéfiques sur notre santé mentale, notamment aider dans la gestion du stress et de l’anxiété, apprendre à prioriser les peurs et les préoccupations, faire le suivi de certains symptômes nocifs au quotidien et travailler sur un discours interne positif. Ceci fait référence au fait de tenir un journal, mais il en va souvent de même avec l’écriture de fiction. C’est parfois en décrivant les peurs, les angoisses et les traumatismes de certains personnages que l’on peut réaliser ses propres émotions refoulées.

De plus, l’écriture se révèle être un outil des plus pertinents afin de contrer l’isolement. Certains chercheurs se sont penchés sur les bienfaits de l’écriture à ce propos. Pour citer le Docteur Jeremy Nobel, dans un article publié à l’Université Harvard :

«L’écriture est un moyen enrichissant d’explorer et d’exprimer des sentiments. Cela vous permet de donner un sens à vous-même et au monde dans lequel vous vivez. Le fait d’avoir une compréhension plus profonde de ce que vous pensez et ressentez fournit également une connexion plus forte avec vous-même. C’est cette connexion qui vous permet souvent de dépasser les émotions négatives…» (traduction libre). 

Donc, écrire nous permet non seulement de se raconter, mais également de se comprendre.

Les bienfaits physiologiques de l’écriture

Au-delà du bienfait que l’écriture apporte à notre tête et nos émotions, certains chercheurs se sont également intéressés à l’écriture comme moyen d’améliorer sa santé physiologique. Parmi ces interrogations, des constats intéressants ont découlé notamment d’une recherche menée par le Journal of the American Medical Association où on rapporte que certains patients atteints d’asthme ont partagé des événements pénibles de leur vie, et qu’en relatant ceux-ci sur papier, ils en sont venus ainsi à améliorer la santé de leurs poumons.

Une autre étude, menée cette fois-ci par le Psychosomatic Medicine : Journal of Biobehavioral Medicine, rapporte que de faire la narration d’une histoire ou d’écrire sur sa vie peut en fait avoir une incidence sur le rythme cardiaque, qui s’améliore lorsque le niveau de stress diminue. Cette étude avait entre autres été menée dans un contexte où les participants vivaient un divorce. L’idée était qu’au lieu de ruminer certaines pensées de façon excessive, les mettre sur papier pouvait en fait permettre aux participants de sortir de cette ligne de pensées, de vider leur tête, littéralement.

Une page par jour éloigne le docteur pour toujours!

La santé physique et psychologique des êtres humains est intimement liée. Il n’est donc pas surprenant de découvrir qu’un processus qui fait du bien au moral, soit celui d’écrire, de se libérer de certains poids, de mettre de l’ordre dans sa tête, peut également avoir des impacts positifs sur sa santé biologique. Et si l’inspiration manque, il est toujours possible de se sortir d’un blocage d’écriture grâce à quelques astuces. Donc, suivez les conseils des médecins et écrivez, écrivez et écrivez encore!



écriture thérapeutique

Il existe une ribambelle de raisons valables, pour un éditeur, de rejeter un manuscrit. Sachant cela, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de votre côté en prenant soin de bien retravailler votre texte avant l’envoi aux maisons d’édition ? 

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