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La « chick lit »

L’intérêt populaire pour ce type de roman est d’une ampleur fort appréciable, c’est d’ailleurs un créneau très lucratif pour les éditeurs, aussi ne peut-on faire autrement que de lui reconnaître l’espace qui lui revient en propre sur le marché du livre et dans l’appréciation des lecteurs… ou lectrices, devait-on dire! car ce genre littéraire récent n’est apparu qu’au milieu des années 90 pour désigner un roman écrit par des femmes et pour des femmes.

Issu du monde anglo-saxon, le terme signifie littéralement « littérature de poulettes »; si on le désigne ainsi c’est qu’il s’agit d’un type de roman qui se veut divertissant, délibérément léger, et qui pour lectorat vise essentiellement la jeune femme moderne.

Les codes du genre « chick lit »

On peut considérer la « chick lit » comme un sous-genre de la comédie romantique, mais en fait elle se distingue de la romance par sa désinvolture et sa tendance très marquée à l’autodérision. Pour en écrire, il faut connaître ses principales caractéristiques :

L’héroïne typique

Elle sera une femme relativement banale, semblable aux lectrices, dans laquelle ces dernières peuvent se reconnaître, ou à tout le moins se projeter, et dont le quotidien parsemé de défis et d’embûches ressemble ou pourrait ressembler au leur. Elle a la plupart du temps ce qu’on appelle un mauvais karma, et cumule par conséquent les catastrophes en tous genres, mais elle essaie, par son humour particulier, de faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Les personnages secondaires

Les amis, la famille et les collègues occupent une place de choix dans l’univers de l’héroïne. Ils sont là pour la soutenir dans ses épreuves, lui servir de confident(e)s, ou encore… lui mettre des bâtons dans les roues. L’héroïne de « chick lit » est quasi invariablement entourée d’une bande de copines avec lesquelles elle partage des intérêts communs, dont le shopping étant reconnu pour en être le principal.

Le récit

Il met en scène les désillusions de la protagoniste principale, spécialement ses déboires amoureux, en passant par les aléas d’un célibat intermittent. On fait vivre aux lectrices les tribulations d’une jeune trentenaire dans un univers moderne caricatural dont la fin est heureuse, même si on y aborde par moments des thèmes aussi sérieux que la drogue, l’alcool et la dépression.

Les thématiques

Celles qui sont principalement abordées sont celles de l’amour, de la drague, du monde de travail, de l’égalité des sexes et du plaisir de la consommation (le fameux shopping!), le tout quelquefois entouré d’une aura de glamour; un univers qui peut donner à rêver aux carriéristes de tout acabit et aux princesses modernes qui secrètement rêvent encore de prince charmant. Quête du grand amour, de l’idéal masculin s’inscrivent dans un univers contemporain et capitaliste où les personnages arborent une allure jeune et dynamique, enthousiaste, et jouissent ou du moins aspirent à une certaine réussite sociale.

Le ton

Il est celui de l’esprit critique désabusé qui s’exprime par le recours à l’humour et l’autodérision réconfortante partagée entre copines. La narration se fait le plus souvent à la première ou la troisième personne du singulier et vise à dédramatiser la vie pour en mieux traverser les épreuves en optant pour une attitude conciliante et divertissante.

Pour ou contre la « chick lit »?

La « chick lit » est un genre très critiqué, car si d’aucuns y perçoivent une représentation caricaturale de la jeune femme contemporaine tentant de surfer avec humour sur les aléas du quotidien, certains la considèrent plutôt comme une sorte d’insulte à l’intelligence féminine, la réduisant à des contextes et des considérations futiles, et en ce sens la rangent au rang de sous-produit littéraire.

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