« Less is more »

Vous écrivez un roman. Pour en faire un bouquin publiable, vous vous dites qu’il faudrait bien atteindre un certain nombre de pages. Vous avez écrit l’essentiel de l’histoire, mais vous trouvez que votre manuscrit n’est pas assez consistant. Alors vous ajoutez du texte. Vous ajoutez des scènes, et encore des scènes, jusqu’à ce que votre manuscrit contienne un nombre de mots qui vous puisse vous satisfaire. Mais vous êtes peut-être en train de commettre une erreur…

Un roman est un peu comme un arbre. On peut le laisser profiter, laisser les branches et le feuillage proliférer au point où un beau jour on n’en voit même plus le tronc. Alors, peu à peu, il finira par se priver lui-même de la lumière dont il a besoin, ses branches étant enchevêtrées les unes dans les autres…

Distinguer l’essentiel du superflu

Vous pouvez choisir d’en prendre soin en supprimant les drageons qui percent tout autour de la pousse centrale, car ils épuisent inutilement l’arbre. Vous pouvez ainsi dégager le tronc principal, le laisser se développer pleinement, et faire en sorte que chacune des branches que vous conserverez s’épanouisse en se tournant vers le soleil plutôt que de pousser vers l’intérieur de l’arbre jusqu’à l’étouffer. En procédant ainsi, vous permettez au tronc principal de devenir plus robuste, vous lui fournissez ainsi l’occasion de prendre de la consistance.

Il en va de même pour le manuscrit sur lequel vous planchez. Avez-vous identifié le tronc principal? Lui laissez-vous tout l’espace dont il a besoin pour prendre de la vigueur ou si vous le laissez être envahi par des branches trop abondantes?

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close