Lorsque vous planifiez l’écriture de votre roman, il importe de prévoir les péripéties que devront traverser vos personnages afin de parvenir à leurs fins. Non seulement faut-il penser celles-ci en leur insufflant un certain degré de difficulté, mais aussi faut-il voir à varier les types d’épreuves ainsi que leur degré d’intensité dans le but d’éviter que ne s’installe, chez le lecteur, une certaine lassitude. La modulation des péripéties consiste en un procédé narratif permettant de stimuler ou de relancer, au besoin, la curiosité du lecteur pour la suite du récit. Voici 4 façons d’y parvenir.

1. Le coup de théâtre

Le coup de théâtre consiste en un événement inattendu qui prend le lecteur (et aussi les personnages !) par surprise. Ce rebondissement, qui survient alors qu’il ne nous était pas possible de l’anticiper, provoque un effet d’étonnement. Ce retournement de situation change la donne et permet de relancer l’intrigue de plus belle tout en la rendant d’autant plus palpitante. C’est une manière de piquer la curiosité du lecteur (le récit nous réserve-t-il encore d’autres surprises comme celle-là ?) et de raviver son intérêt pour l’histoire en cours. C’est un procédé narratif des plus efficaces, pour autant qu’on n’abuse pas de celui-ci…

2. Le crescendo

Le crescendo consiste en un agencement de péripéties de manière progressive, c’est-à-dire que le degré de difficulté que rencontre le protagoniste, en pleine réalisation de sa quête, augmente au fil des pages. Ainsi, les premières épreuves à franchir s’avèrent plus ou moins faciles (un peu comme une période de « réchauffement musculaire » avant l’épreuve officielle !), mais au fur et à mesure que l’on avance dans l’intrigue, le héros se voit contraint de dépasser ses performances précédentes. On exige sans cesse un peu plus de lui. On le met au défi. Cette façon d’enchaîner les péripéties comporte l’avantage de renforcer l’intérêt du lecteur qui, suivant l’intensité des péripéties, devrait s’accroître.

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3. Le Deus ex machina

On appelle « Deus ex machina » un événement inattendu, mais surtout (contrairement au coup de théâtre) injustifié. Ce retournement de situation prend le lecteur par surprise, bien sûr, mais il n’est pas toujours du meilleur effet. Cette procédure révèle la plupart du temps un manque de planification, de la part de l’auteur, dans l’organisation du récit. Ce dernier s’étant laissé porter par son inspiration foisonnante, et ayant mis ses personnages dans le pétrin, ne voit plus le moyen de les en sortir et invente alors quelque chose d’un peu « tiré par les cheveux » pour résoudre le problème. Vous l’aurez deviné, c’est un procédé à éviter, autant que possible, car il est possible que cet événement, qui paraît un peu trop « arrangé avec le gars des vues » pour être crédible, déçoive le lecteur et compromette ainsi son intérêt pour la suite de l’histoire…

4. Le Diabolus ex machina

Le « Diabolus ex machina », à l’inverse du « Deus ex machina », vise quant à lui à rajouter, de manière inattendue, une difficulté supplémentaire en cours de péripéties. Ce rebondissement apparaît tout aussi injustifié et, lui aussi, « sorti de nulle part » par un auteur qui, vraisemblablement, sentant que son histoire perd en intérêt, décide de lui insuffler un peu de piquant par le recours extraordinaire à ce procédé. Ce dernier est toutefois davantage toléré par les lecteurs que le « Deux ex machina », car dans ce cas-ci on ne saurait reprocher à l’auteur d’avoir choisi la voie de la facilité… (il faudra bien trouver moyen de sortir les personnages du pétrin, tôt ou tard !)

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