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Que faire quand les portes de l’édition traditionnelle refusent de s’ouvrir à vous ?

Le manuscrit que vous avez fait parvenir aux éditeurs ne vous a valu que des lettres de refus. Celles-ci, pour la plupart, vous semblent n’être que des copies conformes les unes des autres, à tel point que vous soupçonnez qu’on puisse ne même pas avoir pris la peine de lire votre texte. Que faire devant ce refus obstiné du monde de l’édition professionnelle ?

Les raisons des refus de la part des éditeurs

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles votre manuscrit peut être refusé par un éditeur. La première des choses à faire est donc de réfléchir à celles-ci tout en tâchant d’être honnête avec vous-même afin de voir dans quelle mesure il est possible de rectifier le tir lors de vos prochaines soumissions de manuscrit. Sachez qu’il est parfois des raisons très simples qui se cachent derrière des refus spontanés, et que celles-ci peuvent expliquer le fait que vous ayez reçu une avalanche de lettres de refus.

Votre manuscrit est-il prêt ?

Avez-vous soumis prématurément votre manuscrit ? Avez-vous su vous y prendre correctement pour présenter votre projet aux maisons d’édition ? Avez-vous songé, avant toute chose, à demander l’avis de bêta-lecteurs afin de vérifier s’ils sont du même avis que vous quant à la qualité de votre manuscrit ? Avez-vous envisagé la possibilité de recourir à l’expertise d’un conseiller littéraire professionnel afin que celui-ci procède à une évaluation de votre manuscrit ?

En tant qu’auteur, il est difficile d’être objectif envers son propre manuscrit. Un avis extérieur peut permettre d’y voir plus clair en vue d’identifier les forces et les faiblesses du texte et trouver moyen de remédier à ces dernières.

Écrire, c’est réécrire

Beaucoup d’auteurs commettent l’erreur de soumettre aux éditeurs un manuscrit qui n’est pas suffisamment travaillé pour retenir leur attention. Bien souvent, ils ne le réalisent qu’après avoir essuyé de nombreux refus. C’est alors qu’ils se voient obligés d’admettre que leur texte n’était pas encore au point et qu’ils auraient dû le travailler davantage avant de partir en quête d’un éditeur.

Si vous décidez de remettre votre manuscrit sur le métier, c’est que vous êtes conscient plus que jamais qu’écrire c’est réécrire. Bien sûr, il peut arriver qu’après beaucoup de travail sur le texte vous soyez en proie au découragement — et c’est normal —, toutefois il ne faudrait pas pour autant expédier votre manuscrit chez les éditeurs au moment où celui-ci vous « sort par les oreilles », car c’est sans doute le pire moment pour ce faire. Dans ces cas-là, il vaut mieux laisser reposer le texte et y revenir plus tard. Ne soyez pas trop pressé !

Soyez reconnaissant envers l’éditeur qui refuse votre manuscrit

Il se peut que, malgré votre travail minutieux, vous éprouviez tout de même de la difficulté à retenir l’attention d’un éditeur.

Une fois l’inéluctable déception passée, dites-vous qu’après tout ce n’est peut-être pas une si mauvaise chose. En effet, selon David Pathé-Camus, agent littéraire, « le pire qui puisse arriver à un auteur n’est pas que son manuscrit soit refusé par tout le monde, mais, au contraire, qu’un de ses mauvais manuscrits soit accepté. [1] »

Imaginez un instant que votre manuscrit, lacunaire, soit publié par un éditeur peu scrupuleux et que le livre reçoive un très mauvais accueil de la part des critiques et du lectorat. Une réputation démolie par des critiques acerbes pourrait ruiner votre carrière d’écrivain sinon vous donner beaucoup de fil à retordre pour vous remettre de ce mauvais pas et redorer votre blason.

« Le pire qui puisse arriver à un auteur n’est pas que son manuscrit soit refusé par tout le monde, mais, au contraire, qu’un de ses mauvais manuscrits soit accepté. » — David Pathé-Camus, agent littéraire

L’éditeur qui refuse de publier votre manuscrit avait sans doute de bonnes raisons de le faire, et ce faisant vous a peut-être sauvé la face ; soyez reconnaissant envers son jugement professionnel même si l’exercice de celui-ci ne tournait pas en votre faveur. N’oubliez pas que l’écriture est un acte d’humilité; si vous ne supportez pas la critique, il vaut mieux ne pas écrire.

D’autres types d’édition s’offrent à vous

Il est possible que, pour différentes raisons — esthétiques, éditoriales ou marketing, etc. — votre manuscrit ne convienne pas à l’édition traditionnelle. Dites-vous bien que ce n’est pas parce que vous avez essuyé des refus que votre manuscrit est forcément mauvais.

Après avoir eu recours à une évaluation professionnelle de votre manuscrit, et vous être assuré de la qualité littéraire de celui-ci, envisagez les autres types d’édition qui s’offrent à vous. Outre l’édition traditionnelle, l’édition à compte d’auteur et l’autoédition sont à considérer. Et si vous croyez en l’avenir des nouvelles technologies, pourquoi ne pas évaluer également la possibilité de publier votre livre en format numérique ?


[1] Pathé-Camus, David. « Comment trouver un agent littéraire : apprendre à travailler à deux », <https://www.actualitte.com/article/monde-edition/comment-trouver-un-agent-litteraire-apprendre-a-travailler-a-deux/96949>, 20 septembre 2019

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