CINQ raisons d’imprimer pour mieux réviser son manuscrit

Pour écrire un roman, ce sont des heures et des heures que l’auteur doit passer devant l’écran de son ordinateur. Lorsqu’il achève enfin cette longue période de rédaction, qu’il a lu et relu son texte, qu’il a procédé aux modifications qui lui semblaient s’imposer, vient le temps de passer à la relecture papier, laquelle présente des avantages non négligeables.

  1. Vue d’ensemble sur le texte

Pour la première fois, il est donné à l’auteur de considérer le manuscrit dans son ensemble et non plus de manière fragmentée, limitée à ce que peut contenir l’écran de son ordinateur. Il peut relire le récit d’une seule traite, en enfilant les pages l’une derrière l’autre, ou encore en étaler les feuilles numérotées devant lui et en réorganiser l’ordre au besoin. Il lui est possible d’apprécier l’apport et la disposition de chacune des pièces du puzzle dans la composition du tout. Ce travail peut également permettre de s’assurer de l’uniformisation de la présentation visuelle du manuscrit.

  1. Relecture plus objective

Sur papier, l’auteur relit le texte qu’il a écrit comme s’il s’agissait de celui d’un autre, avec un certain recul, voire plus d’objectivité, surtout s’il a pris soin de le laisser reposer un certain temps avant de le reconsidérer de cette manière. Cette relecture permet de vérifier que le discours est clair et logique. L’auteur peut également s’assurer du bon rythme de la narration ainsi que de la cohérence du récit.

  1. Éloignement de l’écran d’ordinateur 

Cela semble être une sorte de mystère, mais en fait il s’agit d’un tour que lui joue son cerveau; l’auteur débusque plus facilement sur papier les coquilles qui lui échappaient à l’écran. Cela est sans compter que l’œil se fatigue vite devant la luminosité de l’écran et que la lecture sur un support matériel lui procure un répit en variant l’approche. Qui plus est, il ne faut pas négliger le fait que le travail à l’ordinateur comporte des facilités d’accès au web qui sont souvent source de distractions alors que le travail sur papier permet un isolement plus favorable à la concentration. Cette relecture permet par ailleurs de changer de contexte en adoptant une autre pièce, un autre éclairage, une autre ambiance qui, tous ensemble, en participant d’un nouveau contexte, contribuent à jeter un regard différent sur le texte.

  1. Passage à la loupe

Une fois le texte imprimé, l’auteur peut le passer à la loupe en s’attardant à chacun de ses détails. Il voit plus clairement les erreurs d’inattention, les fautes d’orthographe et de syntaxe. Les répétitions d’idées et de vocabulaire deviennent aussi beaucoup plus évidentes, et l’auteur peut les encercler ou les surligner au besoin pour mieux procéder ensuite aux corrections qui s’imposent dans le document numérique.

  1. Annotation de certains passages

Pour peu que l’auteur ait pris soin de bien faire les choses et de procéder à une mise en page standard du manuscrit, à double interligne, il aura tout le loisir et l’espace de biffer, réécrire ou commenter certains passages en dessous du texte original afin d’y revenir ensuite et de modifier le passage au besoin.

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